Qui file et qui file.

Qui file et qui file.
L'on vit l'espace d'une lumière qui file.
Rien de plus que le mince temps de prononcer un v½u,
De créer un songe délicat et d'en briller de tous ses éclats,
Avant de s'éteindre.
Sous la douceur d'un baisé éphémère,
Une étoile filante.





C'est tout.

# Posté le samedi 24 mars 2007 19:32

peut-on?

peut-on?
Peut-on désirer l'amour
comme l'on tente un fruit trop mur? Peut-on désirer savourer les jours comme un vol d'hirondelles fluide? Peut-on retirer à la branche son paresseux imberbe ? Peut-on désirer exploser la vie comme le barrage qui s'effondre? La nuit réconforte-t-elle les rêves oubliés? Peut-on poser une questions sans réponse en savourant son silence? Désirer daigner porter un doigt au pied, à la source gardée d'un été en suspend. Qui sommes nous pour espérer s'étendre les rigoles aux pousses trop tendre. Voir germer un oasis sans en chercher le sens. À tâton, quatre pattes, nu, s'absorber de l'ombre, deviner ses formes, sans reconnaitre la lumière? Sortir de son trou, humer l'air vibrant avant de s'y renterrer pour palper son pouls. Se saouler d'amertume, à en devenir fou de rage et d'agaces trop sages. Fumet doré d'un songe fugace. Goutte à goutte, laisser couler la cire et la sentir se refroidir dans une paume brulée. Sécher au soleil près des lacs de nos enfances, sous les pommiers d'hiver, l'oeil clos, leurs pétales éclore à l'ombre d'une lune brumeuse. La poigne de plomb d'un alcool désireux qui repose depuis des jours sur sa tablette de nuits. Peut-on désirer vivre les palpitations suintantes d'un café à demi dévoré, son onctuosité troublante. Laisser fleureter le blé d'une main hésitante des champs que l'on apprivoise pour tant convoités, et ne point s'y méprendre. Peut-on désirer l'amour d'un enfant qui ne rêve que d'offrir et sachant très bien que ses mots déparlent avant ses rires.
Comme une brume de levant, peut-on désirer oublier, tout ressentir.. et aimer. Désirer dévoiler de ses pétales la rose qui nous use de son charme. Pleurer, et déposer d'encre, nos larmes chaudes sur ce qui nous viendra en main de ce que rendra notre sein.


Peut-on ?
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 18 mars 2007 18:33

Modifié le samedi 24 mars 2007 19:43

Simple résumé d'une promenade

Simple résumé d'une promenade
5 mars 07

8h50 marche
premier lift par un joyeux samaritain
10h
deuxième lift par un criminologue à maude.
troisième lift, plus l'exceptionnel, Shanie. Arrête pour m'avoir reconnu. Nous porte directement à Montréal.
Sous le sol, métro.
Sans raison, semblerait-il que laver un comptoir était plus important que de nous faire payer.
Henri-Bourassa, attente de la 72, comme prévu la veille.
J'essaye pitoyablement et avec peu d'ambition d'attraper un pigeon du troupeau.
Traverse laval avec la 72.
Arrêt au 455, magasin de meubles quelconque.
On demande notre chemin.

Sur la 15, un gars, look amnésia, nous prend. Suivit de près, grâce à la petite dance de la kepon, par 2 bucherons en raquette.
Près de la patrie (ou semblable), une demie heure d'attente avant de se faire embarquer à nouveau. Direction. Hull. Joie.

On s'est rendu à Ottawa, Marc nous a laissé près de l'infocentre. Il y a encore des trucs bilingues. À défaut de trouver moins cher et moins chiant (chambres "hommes seulement"), opte finalement pour la prison. Transformée en auberge internationale. Au menu pour souper, pain, thon et ketchup. Pour elle, ce sera plutôt du beurre de peanut.
Après souper, patinage sur le plus grand canal glacé du canada ou d'ailleurs. Canal rideau.

Ottawa recèle de pleins de trucs rideau. Une rue, un canal, un centre de magasinage avec des bottes en solde. Et un sears, pour m'acheter des bas. Après le patin, petite marche nocturne, les photos traversent le film. On croise une horde de petits miliciens, on ne veut pas perdre la tranquillité de notre cellule. Un gars nous arrêtes et nous compte une blague pour qu'on lui paye du zig-zag, plutôt, je lui offre mon reste de tomate. Merde, ma tomate!

Suite, retour au bercail, écoute de l'enregistreuse, j'improvise un lit, fin du jour 1.

Jour 2
Déjeuner, j'invente. Cornflakes, eau et mélange à chocolat chaud. L'indien qui travaille là nous trouve louche. Visite au musé des beaux arts. Un peu avant, pause dans une exposition d'art. Fort intéressant. L'expo du musé fut bien aussi, mais on passa un peu vite peut-être. Ben Muex eposait des statues très réalistes d'humains grandeur géante ou réduite. En fibre de verre. Il y avait aussi une exposition photo et vidéo. Les plus belles pièces, fille couchée, et de rouge, et de blanc. Le bâtiment est impressionnant, ma mère adorerait l'architecture.
Il y a une grosse araignée de bronze à l'entrée. Dans l'exposition contemporaine, on retrouve "le drapeau du peuple", pour moi plutôt poignant, rouge. Une auto sur laquelle on grava l'apocalypse de saint quelque chose. Aussi, une guerrilla féministe qui clame l'injustice des sexes, dans le domaine des arts.

Après 2-3 barres tendre et de longs questionnements, on choisit de se rendre tout de même a Pembroke, objectif de départ. Après un tour à l'info, on prend la 96, direction Kanata. Il fait froid. Après près d'une heure au froid, on décide de rebrousser chemin vers Montréal... au moment même ou un camion arrête pour nous prendre.

On saute sur l'occasion. Un travailleur dans son pick-up. De 5 à 5 à Ottawa... Il nous emmène jusqu'à REnfrew, 60km avant Pembroke. La température est mauvaise et dans le vieux camion tout troué, nous sommes gelés. Le bonhomme que l'on a nommé Edmond Rostand, nous dit avoir à faire une halte dans un genre de home dépot. Finalement, on n'en ressort pas avant 30-40 minutes ... et il nous laisse à un motel. On venait d'oublier Pembroke à cause du froid envahissant. Le motel est 89$+tx. C'est horrible et il n'y a rien de mieux dans le coin. Comme de fait, il n'y a pas une église d'ouverte.... !

Complètement frigorifiés, on embarque sur la nouvelle option, cogner aux portes. Tout ce que l'on veut c'Est un toit pour la nuit. "We are in trouble", c'est ce que j'ai dit. Soudainement, l'appel du bon samaritain sonne. On nous offre du café et des cookies. L'homme et la femme font une tonne de téléphones pour nous aider. On n'en demandait pas tant. Mais il n'aillaient pas nous héberger, ils recevaient leurs petits enfants pour la soirée et la femme entretenait une peur des étrangers depuis qu'un homme était entré chez elle par infraction etc. Donc, le mari est venu nous porter jusqu'à Arnprior, à une trentaine de kilomètres de là, et nous a laissé à un motel a 55$, plutôt bien d'ailleurs. Aux joyeuses teintes de brun sous plusieurs sortes de tapisseries. Selon ma compatriote, le lit est règlementaire pour un motel de ce genre... Lavage suivit de discutaille jusqu'aux petites heures du matin, souper de pain et de beurre de peanut. Fin du jour 2.

Jour 3
mardi matin, au motel, je refuses de me lever. Ultime barre tendre et beurre de peanut.. je commence à y prendre gout. À peine sorti de l'hôtel, on se fait proposer un lift jusqu'au highway. 10 minutes plus tard même pas, on attrape un lift vers Kanata. Le temps de descendre sur l'autoroute et déjà on a notre transport jusqu'à Ottawa, sortie pour Mtl.
Il fait froid mais la journée est belle, petit 10 minutes de marche encore, et un mec ambulancier de Montréal nous ramasse. Nous laisse a Marshtown ou semblable. Le temps de se rendre au viaduc et on se fait prendre par un anglais grognon. Direction grande ville direct. Il prends une pause pour un joint, met de la bonne musique, et lets go la vie.
(Thelonious Monk) " Heh! listen to this ! listen !"

Il nous laisse près de la sainte-Catherine. On glande dans le métro en appelant èa intermitence mon pèere et mes différents contacts. Finalement nous prenons le métro jusque chez mon pèere, pas là.
Chez christian, pas là.
Dans un dépanneur, je ne rejoint pas mon père, ni fred, ni diane, finalement c'est le grand père qui vient me chercher. Malaise total. Après des échecs particuliers à essayer de sortir de là, ils nous enferment dans le boudoir pour "dormir". Nous faisons une tonne de téléphones infructueux avant de tomber sur Marie-Diane qui vient nous chercher.

On arrive enfin chez mon père, et se nourrit en tonnes. Mon père fait une entrée spectaculaire puis on saute au lit. Longue et lourde conversation de bon train. Au réveil, nous sommes seuls. On tâte le spa, en dégustant des nachos au fromage.

Jour 4
À 2 heures, départ pour Sherbrooke. On fait du pouce sur le blv. Taschereau. Un pouce jusqu'au kilomètre 25. Puis c'est la policia qui se pointe et nous traine jusqu'au km 55. Je converse avec lui inutilement pendant que ma comparse fulmine. Rendu dans un Tim, explosion de notre épopée policière, jusqu'à ce qu'un autre samaritain nous prenne après avoir suivit notre promenade avec la police. Finalement, on nous dépose a rock forest, souper sommaire. On rate mon autobus, je quitte à la suivante.

Fin.

# Posté le dimanche 18 mars 2007 18:13

Modifié le lundi 19 mars 2007 05:08

Belles histoires

Belles histoires
Si bref... si vif....

C'était un départ prévu, tout de même... mais tant difficile. Un simple au revoir, presque un adieu alors que seuls trois jours se sont écoulés... que serait une vie à tes côtés ?

Toi.... Fameuse... rien d'autre. Forte et brave, mais surtout attentionnée... qu'était-ce que ce petit nez qui vint tâter le bout du mien; un reflet, un flair d'un repas trop succulent, que l'on ose goûter de peur de le froisser. Ne voyais-je que la fin d'un supplice dont nous sommes complices? L'½uvre d'un esprit charitable au-delà de ses propres sens ? Je ne sais... et la curiosité m'emporte. Mais paradoxalement, l'amour me retient au sol.

Car oui, je t'aime. Non plus « il me semble » qu' « il me paraît », mais plutôt « il me plait ». Incapable, silencieux, paralysé par cet éclat de vie et de vivacité, je me retrouve cloué au sol, transpercé, crucifié par tant d'émotions et de joie de vivre... qu'est-ce donc qui me retient que nos poses délirantes. Folles! Absurdes! Elles transparaissent tant de pensées, de réflexions et de doutes... ce qui nous fait intelligent, mais aussi différents, en viendrons-nous à une communion de nos esprits que suivraient nos c½urs ? Je ne veux forcer, mais j'ose rêver, car il est doux de penser meilleure vie, nouvelle destinée...

Nous étions presque un couple, main dans la main, marchant, aimant, savourant toute chose, sans séduction mais plutôt délectation. Se laissant ravir par les désirs et les joies de l'autre. S'il n'était que la lourde démarcation du baisé et de sa signification, nous serions pratiquement « mari et femme ».

Mais que nenni. Solitaires l'un de l'autre vivant tout à deux... Mais détachés l'un de l'autre.

Non-fin.



Et la fin,
d'un azur merveilleux
un rêve épanoui
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 02 mars 2007 21:20

Modifié le vendredi 09 mars 2007 01:51

décembre 06

décembre 06
J'ai le goût de me tirer une balle....


Viarge


C'est plate, c'est long, j'suis pu capable.

Jfais ça pour le seul et unique but de plaire au système

Pour fitter dans le fameux moule

Puis-je faire confiance à l'inconnu

Est-ce que je vais mourir de faim dans 20 ans ?

Est-ce que je vais grandir dans la peur d'un futur mauvais ...

Plutôt que de réaliser mon présent pourris ?


Il faut que ça bouge.

La viande se meurt.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 02 mars 2007 21:12

Modifié le vendredi 09 mars 2007 02:00