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Silence

Silence
Silence, abstinence aux troubadours du Nouvel âge
Restrictions, boulons aux vis d'un futur sans vice
Des règles furent promulguées et à présent, le temps est de les effacer
Les poètes de tous les jours, cellules du poème d'hier d'aujourd'hui et de demain
Gamète, pollen et spores de notre avènement
Vu de haut de bas et d'ici, je vous salue!

Rions-nous des conventions
Marginalisons de par la liberté de l'organisme
Que nos chairs coagulent en caillots charnels
Que la sexualité, cascade de crise de nerf câlines des caresses du corps
Ceux-ce doivent se faire en pleine rue, en plein jour et dès l'aube
Devant les travaillants embouteillés dans le fascisme de leurs préjugés
Face à de dures façades où l'on se cache la face de prohibition
Brisons les restrictions, renions ce silence révolu

Nous, tiques hérétiques érotiques utopiques
Incandescents figurants poussés par le vent, comme des nuages impuissants
Zéphyr et blizzard
Brise, bise et souffle lascif sifflant entre les dents de l'asservissement
D'aquilon en auster, d'autan en alizé
Ouvrons grand le goulot du zèle de ce zénith
Membres zélateurs rendons à zéro tout zoïle de ces plaisirs
Que l'on sodomise l'état paranoïant d'indifférence

Ne retenez plus cette retenue et régalez-vous de tout contentement
Que la zizanie ne soit plus zinzin mais plutôt zen et de zest vêtue
Puisse la vierge verge vergetée du verbe verdoyant de verdeur véridique
Faufile non plus pharisaïquement mais plutôt à la philanthrope physionomie d'un phraseur phosphorescent sans phobie
Promiscuité physique graveleuse et libre-douillement d'un futur depuis longtemps désiré

Silence devant tout ce qui tente de subsister de l'ancienne marée
Machiavélique machination de macabre macadamisation
Que l'on jette les chemises tachées de cambouis et d'huile
Ces rouages économiques distordant les extrêmes jointures humaines
Stop! Arrêt! Bris!
Retour au commençant commencement loin des cadres
Before les limites de l'emprisonnement suggestif

Renouvellement, libération et émerveillement
Désormais un bâton de mari à la main
Ou mieux encore
Devant le silence de l'incontinente dépendance
Se liquéfie l'LSD de today
Vaisseau passionné, gâterie fricassée d'ardeur, de joie frénétique
Peuple mélomane de cette mélopée brimant l'asservissement
Célébrant la mortalité du jadis et la naissance du demain

À cette populace forte en audace
Possible fragile porcelaine
Qui vient se placer entre le marteau et l'enclume
Retenir la violence et priver la douleur
Assourdissante cacophonie compétitive dissipée
Il ne reste qu'une chose, un bien tel un mal saurait suivre
Dernière toute fanfare, sons, cris de joie et pleurs du pleureur
Se cache une chose qui toujours persiste
Ce traître le voici

Silence

# Posté le vendredi 16 novembre 2007 00:05

Modifié le dimanche 25 novembre 2007 04:40

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